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Publié : 18 mai 2009

Haneffe 26 avril 2009

Encore un hiver pendant lequel je n’ai guère volé. J’ai utilisé une bonne partie de mon temps à construire un nouvel aquarium pour deux nouvelles espèces de tortues. Et puis j’ai eu des ennuis d’étanchéité à n’en pas finir. Et ce n’est pas fini.
Avec tout ça, j’ai pas eu le temps de faire un nouveau F3i...

Et pourtant, J’ai un JCH à stab en V qui n’attend qu’une toute nouvelle installation radio (plus nouvelle peinture et révision complète, tout de même). Une belle paire d’aile de Vzmax me sont arrivées, in fine, fin février, 9 mois après la commande. J’ai un beau fuselage de RAC qui les attend. Mais ça fait beaucoup de travail tout ça. Bref, je vais encore revoler avec mon RAC à ailes PR001.
J’arrive à Haneffe sous un beau soleil de printemps, un peu rasant et un peu voilé. Un peu de lumière ça fait du bien. Je suis venu avec mon collègue Murat Aytekin de l’Université d’Ankara et sa charmante et très jolie épouse Seçil. C’est que la reprise des activités F3i, cela vaut tout de même la peine d’être vu.
Grand plaisir de revoir tout le monde après les longs mois d’hiver à ne pas voler.

Photo 1. Votre serviteur vole avec son vieux RAC. Pimpin remorque.

Dix concurrents sont venus. Voici leur liste, avec leur club et leur modèle : Etienne Belluz (Andenne, Vzmax), Pierre Dubois (Longueville, Larzac), Dany Ghellynck (Longueville, Vzmax), Thierry Gras (Nivelles, JCH stab V), Pierre Rasmont (Nivelles, RAC-PR), Eric Rémy (Andenne, Vzmax), Alain Salon (Haneffe, Vzmax), Bruno Steelandt (Nivelles, Vzmax), Guy Van Pelt (Longueville, Larzac), Jacques Wouters (Othée, MDW), soit 10 pilotes de 5 clubs. Remarquez que les Vzmax ont conquis la moitié des concurrents. Et encore, car Jacques Wouters en a un qui l’attend à l’atelier, et moi de même.
Sont venus inaugurer la saison de remorquage, Eric Counson, Alain "Pimpin" Detongre, et Serge Marneffe.

Comme le temps a un peu passé depuis ce concours, j’ai oublié pas mal des détails les plus croustillants.

Les vitesses ont tout de suite été fulgurantes avec Bruno Steelandt (31,7 s) et Etienne Belluz (31,8 s). On croirait que ce sont les Vzmax qui cassent tout et pourtant Jacques Wouters fait (31,0 s).

On fait encore les durées de la première manche et de la deuxième manche avant dîner.

Guy Van Pelt est malheureux dès le début en partant poser son Larzac fort loin, il y fait quelques dégâts qui ne lui permettent pas de repartir.

Photo 2. Thierry Gras, pas en forme

Photo 3. Pierre Dubois dit à Guy Van Pelt : "ta verrière est mal collée", sous l’oeil curieux de Dany Ghellynck.

Le dîner, justement, on le retrouve sous la forme, désormais traditionnelle, d’un gigantesque couscous. Un peu frisquet pour le déguster en terrasse, au contraire des années précédentes.

L’après-midi se déroule sans vague. C’est la troisième manche que j’ai le plus aimée. J’ai commencé par une vitesse canon, 32,1 s. Je me voyais déjà avec les mille mais Etienne nous a tous écrasé d’un 29,5 s, nouveau record de Belgique.

La durée a été difficile pour beaucoup d’entre nous (Jacques Wouters, Eric Rémy), tandis que je parvenais à faire un carreau après un vol laborieux de plusieurs minutes à quelques dizaines de mètres du champ de colza voisin. J’étais content.

Photo 4. Bruno est content après la première vitesse. Il croit avoir les mille.

Photo 5. Le concours a fini bien vite pour Guy Van Pelt
Curieux ces conditions de l’après-midi : presque impossible de choper une pompe en altitude alors qu’il était possible de zéroter de longues minutes sur les minuscules pompinettes près du sol. Je ne peux pas m’empêcher de penser aux différentes stratégies de vol dans lesquelles se pécialisent les rapaces. On connait tous les buses (et les vautours pour les plus pyrénéistes d’entre nous), qui se collent dans les belles thermiques qui s’accrochent aux nuages. Elles sont l’archétype du vol plané. Les éperviers et les autours font pareil, mais dans les bois. On connait aussi les faucons qui glissent à grande vitesse sur les effets de pentes le long des talus d’autoroutes (pour le crécerelle) ou bien des crêtes de montagnes (pour le pélerin). Moins d’entre nous connaissent les milans, et pourtant, ce sont eux qui sont les meilleurs modèles de nos F3i. Ils exploitent les pompinettes engendrées par les lignes d’arbres, les petits talus, les zones chaudes et froides des cultures, bref, ce sont les parfaits exploitants de toutes ces thermiques de sol. J’aime les regarder faire leurs petites spirales nerveuses, à grand coups de dérive (ils ont une queue toute spéciale). Par contre, une fois pour toutes, j’ai bien compris qu’il ne faut JAMAIS suivre les busards. Ces derniers ont pour stratégie de suivre les déguenlantes.

Photo 6. Silhouettes de rapaces diurnes. Les buses, larges ailes et queue en éventail ; les autours et éperviers, larges ailes et queue étroite ; les faucons, ailes fines et queue étroite ; les milans, ailes coudées et queue fourchue ; les busards, ailes coudées et queue étroite.

Voici les résultats :

1. 100% Etienne Belluz
2. 98,9% Bruno Steelandt
3. 98,6% Jacques Wouters
4. 97,6% Eric Rémy
5. 93,7% Alain Salon
6. 91,9% Pierre Rasmont
7. 91,2% Thierry Gras
8. 75,4% Dany Ghellynck
9. 67,6% Pierre Dubois
10. 23,6% Guy Van Pelt.
Meilleurs temps et record de Belgique : Etienne Belluz, 29,5 s.

Photo 7. Le premier podium de la saison 2009 : 1er Etienne Belluz, 2ème Bruno Steelandt, 3ème Jacques Wouters.

Pierre Rasmont
18.V.2009

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