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Publié : 25 septembre 2007

Championnat de Belgique F3i à Nivelles 21 septembre 2007

Ce dimanche, c’est la finale du Championnat de Belgique de planeur remorqué durée-vitesse (F3i).
On a de la chance avec le temps. Après une semaine pluvieuse et froide, on a un très beau samedi et ce dimanche s’annonce bien beau.
Plus d’un de nous peste contre le "dimanche sans voiture" de la région bruxelloise. C’est que la "Semaine de la mobilité" s’achève en apothéose sur une journée d’immobilité forcée. ...

Ce dimanche, c’est la finale du Championnat de Belgique de planeur remorqué durée-vitesse (F3i).
On a de la chance avec le temps. Après une semaine pluvieuse et froide, on a un très beau samedi et ce dimanche s’annonce bien beau.

Plus d’un de nous peste contre le "dimanche sans voiture" de la région bruxelloise. C’est que la "Semaine de la mobilité" s’achève en apothéose sur une journée d’immobilité forcée. Plusieurs d’entre nous s’échappent de la nasse bruxelloise avant l’heure fatidique de 9 heure, sauf Marc Bruylants. De ce fait, il ne parvient pas à temps pour prendre part à notre concours (il n’arrive que sur le tard, en simple spectateur). Ce même verrouillage de la capitale empèche notre président de club et des tas de membres de venir nous dire bonjour.

On en donc tout seul entre F3istes, au point que personne n’est disponible pour la base B. Heureusement, Gilles, un jeune planeuriste du club, est prêt à s’acquitter de cette tâche ingrate. Le placement de cette base B a été un morceau de bravoure, d’ailleurs. Thierry et moi, nous nous en sommes chargés au petit matin. On la place très loin dans un champ de chicorée. Les feuilles sont très hautes et totalement détrempées de rosée, de telle sorte que nous sommes trempés. Pas facile non plus de vérifier les angles en ramant dans les feuillages ruisselants.

Il fait froid dans ce petit matin. Une petite brise glaciale refroidi encore nos ardeurs jusqu’à l’arrivée providentielle de Pompon avec le café et les croissants. Là, on peut enfin se compter. 9 concurrents sont venus : Etienne Beluze, Pierre Dubois, Thierry Gras, Raymond Goffinet, Pierre Lecuy, Pierre Rasmont, Eric Rémy, Bruno Steelandt et Jacques Wouters.
Deux remorqueurs offrent leurs services : Eric Counson et Serge Marneffe.

On démarre seulement vers 10:30 par une vitesse. Et c’est votre serviteur qui fait le premier vol. La petite brise souffle bien, finalement. Mais elle repousse le planeur hors des bases. Je n’aime pas mon premier vol. L’air semble visqueux tellement rien ne pénètre. Eric qui me suit montre exactement la même chose. Finalement, toutefois, Bruno parvient à faire 35 secondes, en profitant d’une petite trouée de soleil.

Les durées sont difficiles. Dans ma série, je parviens à tirer 7m53sec, en ayant l’impression d’avoir extrait la dernière seconde de l’air. De fait, j’ai les mille. Le plein est difficile à obtenir par la suite. Pierre Dubois nous épate avec son Orcal (il a éclaté son JCH à Thumaide, rappelez-vous). Il fait le plein en grattant au loin dans une pompe providentielle tout en mettant la pile aux deux autres concurrents de sa série, Jacques Wouters et Pierre Lecuy.

La seconde manche débute vers 11:30 par une durée. Je redébute à nouveau. A ce moment, curieusement, le ciel est tout changé. Des nuages légers forment des "rues". J’enfile une de ces rues et je cercle bien haut dans les nuages pour parvenir à 8m00sec, dans la cible (mais au delà de 90°, raaaah). Raymond Goffinet et Thierry Gras font le plein de même. Les séries qui suivent permettent aussi de faire le plein sans trop de problème (avec des hauts et des bas, évidemment).

On démarre dans le petit froid du matin.

La seconde vitesse débute par moi. Alors que Serge me remorque, il éprouve des tops radios. Je suis fortement secoué et je fais un revol. Celui-ci se passe sans trop de problème mais je me sens aussi mauvais qu’à la première manche (41 sec). Après moi, part Thierry Gras. De nouveau, des tops radios secouent le remorqueur de Serge en arrivant près des 200m. Le fusible casse côté remorqueur et Thierry revient avec celui-ci. On revole donc à nouveau. L’air est soudainement tout vibrant de pompes et Thierry est impatient de se retrouver à pied d’oeuvre. On repart donc et, en arrivant à nouveau au même endroit du ciel, les tops radios de Serge reprennent et puis, panne radio totale. Le remorqueur pique vers le sol à 45°, moteur à fond. Au loin, on distingue les morceaux qui partent en tout sens à l’impact. Décidément, Serge n’a pas de chance (voir les reportages précédents).

Il est 12:50 et Jean-Baptiste, en bon directeur de course, arrête la compétition pour dîner. Bruno et moi profitons du temps de l’aperro pour cercler dans les environs en voiture avec un scanner de fréquence pour détecter les éventuelles sources radio. A plusieurs reprises on avait constaté que des gars radio-commandaient des voitures dans le zoning industriel tout proche. Nous parcourons celui-ci en tous sens. Il y a bien quelques signaux ténus et éloignés mais nous n’en trouvons pas la source.

A notre retour, le repas est servi. Pompon nous a fait un de ses barbecues dont il a l’habitude. En particulier, le cochon qu’il sert est toujours d’une qualité nettement au-dessus de la moyenne. Ce repas ne faillit pas à la tradition.

Raymond Goffinet a des instincts de potache, à certains moments, surtout quand Pompon lui fournit les instruments nécessaires.

"Pierre, tu ne vas quand même pas publier cette photo de Raymond !!!" Je vais me gêner, tiens.

L’équipe liégoise en grande concentration, ou bien alors assoupie après les facéties de Raymond et la grande bouffe de Pompon.

C’est donc considérablement alourdi que nous reprenons le concours. On recommance toute la vitesse avec Eric Counson comme unique remorqueur.

A ce revol, je refais le même temps, toujours avec un mauvais vol. Je suis pas en forme, décidément (il est vrai qu’une sinusite m’accable). Derrière moi, Thierry fait un 36,2, Etienne fait un tout beau 35,8 et Bruno, l’homme en forme de la saison, fait 33,4 sec. Jacques Wouters part le dernier. Le remorqueur d’Eric fait plusieurs ratés mais Jacques accepte le vol. Pas terrible pourtant puisqu’il ne parvient qu’à 39,9sec. Jacques nous a habitué à mieux.

Le retour au sol, le diagnostic est sévère pour le remorqueur : les roulements sont grippés. Moteur inutilisable.

Le concours est donc terminé à 14:30 avec cette deuxième manche. C’est frustrant, nous qui voulions voler jusque plus soif.

Le classement du concours est le suivant :

1. 3970 100% Bruno Steelandt

2. 3758 94,7% Etienne Beluz

3. 3699 93,2% Thierry Gras

4. 3593 90,5% Pierre Rasmont

5. 3584 90,3% Jacques Wouters

6. 3513 88,5% Raymond Goffinet

7. 3203 80,7% Eric Rémy

8. 3127 78,8% Pierre Dubois

9. 2890 72,8% Pierre Lecuy

Les vainqueurs du jours : 1er Bruno Steelandt, 2ème Etienne Belluze, 3ème Thierry Gras, le gars derrière, c’est Jean-Baptiste, notre bien-aimé directeur de course.

Le classement final du championnat est le suivant :

1. 19400.8 100.0% Jacques Wouters

2. 19282.1 99.4% Bruno Steelandt

3. 19255.5 99.3% Thierry Gras

4. 18380.1 94.7% Pierre Rasmont

5. 18034.0 93.0% Etienne Belluz

6. 17937.6 92.5% Eric Remy

7. 13077.4 67.4% Raymond Goffinet

8. 12915.7 66.6% Marc Bruylants

9. 10261.1 52.9% Dominique Caubert

10. 7489.8 38.6% Pierre Dubois

11. 6728.5 34.7% Pierre Lecuy

12. 4852.0 25.0% Rudy Marneffe

13. 4574.6 23.6% Eric Van Wallendael

14. 3833.0 19.8% Steeve Hansoulle

15. 3241.7 16.7% Yves Bourgeois

16. 2632.8 13.6% Daniel Ghellynck

17. 586.3 3.0% Guy Van Pelt

Meilleure vitesse : Bruno Steelandt avec 31.4 s

Voilà donc une saison qui s’achève. On prend plaisir de voir que de nouveaux talents s’y sont exprimés. Le nombre total de concurrents est plutôt élevé (17). Une bonne saison donc.

A l’an prochain pour la suite...

Le podium du Championnat de Belgique F3i 2007 : l’or pour Jacques Wouters, l’argent pour Bruno Steelandt et le bronze pour Thierry Gras. Et hourra pour notre directeur de course qui a été d’une efficacité rare.

Bye, Pierre