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Publié : 28 septembre 2013

Championnat de Belgique F3i/q à Hotton, 23 septembre 2013

Championnat de Belgique F3i/q à Hotton, 23 septembre 2013
Amour des arbres

par Pierre Rasmont

Comme vous le savez tous, j’aime les arbres. Et donc, lors du concours d’Hotton de ce dimanche 22 septembre, mon planeur est allé se ficher très haut dans la cime d’un peuplier. Trop tard dimanche pour aller l’y rechercher.

Figure 1. Mon planeur, perché haut dans un peuplier, quasi-intact

J’avais donc rendez-vous hier soir lundi 18:30 avec un élagueur, André Raskin, pour exfiltrer mon planeur.
Il était venu avec son père et un engin de levage. La nacelle de l’engin est parvenue à 15m mais il restait encore une sacré hauteur pour arriver au planeur (photo 1). Les branches où il s’est fiché sont trop faible pour porter un homme. Couper la branche ou l’arbre reviendrait à détruire entièrement le planeur (plus le prix pour payer le bûcheron, et le manque à gagner du proprio de l’arbre).

Figure 2. Construction d’un outil spécial pour "cueillir" le planeur

Comment faire ?
Notre élagueur, bon bricoleur, a eu l’idée de faire un outil "spécial" pour attraper le nez du planeur (photo 2). Toutes mesures faites, l’outil faisait 7 m de long (photo 3). André a aussi dû couper une branche qui empêchait le planeur de pivoter. Pour cela, il a vissé une scie St-Joseph sur une autre perche de 7m et il a scié laborieusement la branche problématique.

Figure 3. Je passe le long outil à André Figure 4. André décroche le planeur

Figure 5. La descente de la croix

La récupération s’est faite en deux temps :
André a "pêché" le planeur dans la branche à 22m et l’a sorti de la fourche, tout en le tenant en équilibre sur son outil spécial. Impossible de manoeuvrer la perche, seulement la tenir en équilibre ave le planeur au bout (photo 4, 5).
On a ensuite descendu la nacelle et déposé le planeur plus bas sur l’arbre, dans une autre fourche, à portée de la nacelle. De là, je suis allé le prendre, en commençant par sécuriser toutes le parties possible avec du tape (photo 6).

Figure 6. Je décroche le planeur de son deuxième perchoir.

Le planeur est maintenant descendu. Bravo à André Raskin et à son père (photo 7), sans leur aide, je crains que je n’aurais pas pu récupérer mon planeur en bon état.

Figure 7. Votre serviteur, Alain et André Raskin

Evaluation des dégâts :
Première bonne nouvelle : l’extraction n’a engendré AUCUN DEGAT SUPPLEMENTAIRE (merci André).
Deuxième bonne nouvelle : le fuselage n’a absolument AUCUN DEGAT.
Troisième bonne nouvelle : l’empennage est intact, même le stab, pourtant très délicat, n’a rien.
Quatrième bonne nouvelle : le panneau gauche de l’aile est intact.
C’est tout pour les bonnes nouvelles.
Le panneau droit de l’aile a deux enfoncements au bord d’attaque, facile à réparer.
Le panneau central a un enfoncement à gauche qui demandera pas mal de travail délicat. Il y a aussi la trace nette d’une découpe profonde par le câble de remorquage.

Je peux maintenant comprendre ce qui est arrivé.
La journée de concours d’Hotton était très belle. Excellent ambiance. et mon planeur commençait à bien fonctionner pour son 3ème concours (pas encore parfait, mais bon).
Je suis parti pour ce remorquage, détendu, trop détendu. Je me suis même dit : "là je fais les mille, les doigts dans le nez et le pouce dans le cul". Détendu et même distrait.
Bref, à un moment le câble de remorquage s’est lui-même détendu et, à la retente, il a découpé l’extrémité du panneau central, en ARRACHANT la prise du fil du servo de l’aileron (fig. 8). Au moins une des vis plastique du stab a cassé sous le choc.

Figure 8. L’extrémité droite du panneau central. On distingue la découpe du câble de remorquage et le fil du servo qui est venu coincer le stab.

Je me suis donc retrouvé avec une profondeur faible ou nulle, avec un aileron en moins. Dans une telle situation, on peut remplacer le stab par une action délicate des flaps. Hélas, le fil sectionné du servo est venu se coincer dans la charnière du flap droit, qui est resté calé à fond.

Bref, je suis parti en vrille là où j’ai pu, dans un grand peuplier accueillant, bien plus tendre qu’un chêne.

Cet accident était malheureusement le deuxième de la journée puisque Patrick Pee avait lui-même démoli un Supra dès le premier remorquage. Les circonstances étaient du même style : cable détendu, manoeuvre bizarre. Dans son cas, c’est la dérive qui a été totalement scalpée, avec en plus une panne radio. Son Supra a piqué verticalement dans le sol. Là, le dégât a été maximal car bien peu de parties de ce planeur pourront revoler.

A part cela, on a eu ENFIN, une belle journée de championnat, après un début de journée brumeux. Y a pas, le mois de septembre est un excellent mois pour le planeur.

Le classement :
1. 3942 100 % Eric Rémy

2. 3940 100 % Jacques Wouters

3. 3867 98,1% Bruno Steelandt

4. 3854 97.8% Etienne Belluz

5. 3764 95.5% Ghislain Derwa

6. 3658 92.8% Rudy Marneffe

7. 3631 92.1% Philippe Rosier

8. 3599 91.3% Pierre Rasmont

9. 3563 90.4% Alain Salon

10.2840 72.0% Wim Pauwels

11. 0 0 % Patrick Pee

Meilleure vitesse : 29,8 sec, Etienne Belluz

Pas de photo du podium : j’étais trop occupé à chercher un élagueur pour m’aider.

Mons le 25 septembre 2013

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